« Ce soir, tu es mal, les mains, ces mains, tes mains en cette obscure instant se crispent, se ferment et puis se réouvrent encore. En une belle et abstraite métaphore, tu souhaite attrapé ton destin, ou pire encore, réavoir l'emprise de ton bonheur, de se qui te rend réellement bien. Aujourd'hui, tout a été obscure pour toi, il t'a poussé à bout, il a trahis et entraîné en enfer. Repensant à la promesse que tu t'étais faite, tu feigne alors l'ignorance, prends cinq euros et va t'acheter un paquet de Marlboro, petit rituel que tu avais bien fait d'effacer mais bien malheureusement lui, ton mal-être et tes problèmes avaient fait resurgir. Avec des gestes précipités, tu ouvre le paquet, tire la languette, extrait une clope, active ton briquet. La flamme sort, la cigarette s'allume, tu aspire, première bouffée, première pensée..tu t'assoie, plus rien ne vas mais tu te détend. Après quelques minutes de divagation pendant lesquels ton esprit vogue de constatation en interrogation, il ne reste que le filtre qui tombe par terre et finit écrasé tout comme ton moral. »
M.Ucciani.